Migration des données | Use Cases ・ 03.08.2026 ・
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Migration de données dans l’assurance

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Axel Schmale,
Senior Account Manager

Migration de portefeuille dans l’assurance : pourquoi des données fiables déterminent aujourd’hui le succès de la modernisation des systèmes cœur de métier


Une migration de système cœur de métier commence rarement par les données. Et c’est souvent là que réside le problème.

Lorsque les assureurs modernisent aujourd’hui leur environnement informatique, l’attention se porte d’abord sur les nouvelles plateformes, les stratégies cloud, les architectures cibles ou les plans de projet. Le véritable défi n’apparaît souvent que plus tard : lorsqu’il s’agit de transférer vers un nouvel environnement informatique des millions de données clients, contrats et partenaires issues de systèmes parfois âgés de plusieurs décennies.

Dans le même temps, le secteur de l’assurance connaît une vague de modernisation sans précédent. De nombreux systèmes cœur de métier ont plus de vingt ans. De nombreux assureurs remplacent ou modernisent leurs systèmes de gestion de portefeuille. Parallèlement, les exigences liées à la digitalisation, aux contraintes réglementaires et à la recherche d’une vision client cohérente ne cessent de croître.

Dans ce contexte, la qualité des données passe du statut de sujet informatique opérationnel à celui de facteur de réussite critique pour l’entreprise.
 

Pourquoi les nouveaux systèmes cœur de métier ne résolvent-ils pas les anciens problèmes de données ?


Aujourd’hui, de nombreux assureurs investissent des millions dans la modernisation de leurs systèmes cœur de métier. Les objectifs sont clairs : des processus plus efficaces, des lancements de produits plus rapides, une meilleure expérience client et une plus grande capacité d’adaptation face à l’avenir. Pourtant, aucun nouveau système n’améliore automatiquement la qualité des données qui y sont migrées.

Les données historiques sont souvent réparties entre différentes branches d’activité, filiales et applications métiers. Les données clients sont ainsi fréquemment présentes en plusieurs exemplaires. Certaines adresses sont obsolètes. Les relations entre personnes, ménages et partenaires commerciaux sont absentes ou incomplètement documentées. Les cas particuliers accumulés au fil des années, voire des décennies, compliquent encore davantage une migration propre. Transférer ces données telles quelles vers une nouvelle plateforme revient non seulement à migrer des informations, mais aussi à migrer les erreurs.

Les conséquences n’apparaissent généralement qu’après la mise en production : associations clients erronées, doublons, corrections manuelles, augmentation de la charge des équipes de service et ralentissement des processus. Dans le pire des cas, c’est l’ensemble du business case du projet de transformation qui est remis en question. C’est précisément pour cette raison que la migration des données est aujourd’hui considérée comme un facteur critique de réussite dans la quasi-totalité des projets de transformation des systèmes cœur de métier.
 

Quel est le talon d’Achille silencieux de nombreux assureurs ?

 

Le défi est loin d’être théorique. De nombreuses études montrent que plus de la moitié des banques et des compagnies d’assurance considèrent la qualité de leurs données comme seulement moyenne. Parallèlement, de nombreux établissements citent la validation des données comme une priorité centrale de leur stratégie de données.

Le secteur de l’assurance présente en outre une particularité supplémentaire : les données clients sont souvent dispersées dans différents systèmes. Une véritable vue client à 360° fait encore défaut dans de nombreuses compagnies. Les conditions nécessaires à des processus cohérents, à une personnalisation efficace de la relation client et à une base de données fiable pour l’analytique moderne et l’IA ne sont donc pas réunies.

Ces faiblesses apparaissent avec une particulière netteté lors d’une migration de portefeuille. Une transformation oblige en effet l’entreprise à examiner ses données de manière systématique, souvent pour la première fois. La question essentielle n’est alors plus : « Quel système cœur de métier allons-nous mettre en place ? » mais bien : « Quelle est la qualité des données que nous allons y intégrer ? »

Le problème de fond est souvent le même : on s’intéresse d’abord au programme, ensuite aux processus, et les données arrivent en dernier. Pourtant, notre expertise en conseil montre qu’il convient d’inverser cette logique : d’abord les données, ensuite les processus, puis la solution.

 

Pourquoi la qualité des données devient-elle un risque pour le programme ?

 

Dans de nombreux projets de transformation, les aspects techniques sont aujourd’hui relativement maîtrisés. Les logiciels standard modernes, les partenaires d’intégration expérimentés et les méthodes de migration éprouvées réduisent fortement les incertitudes techniques.

Les données, en revanche, sont rarement prévisibles. Même des taux d’erreur relativement faibles peuvent avoir des conséquences considérables. Des adresses erronées entraînent des retours de courrier. Les doublons génèrent des informations clients contradictoires. Des relations imprécises entre les personnes compliquent la gestion des sinistres, les activités commerciales et les exigences de conformité. L’absence d’historique des données entraîne des travaux de reprise importants. Plus le portefeuille d’assurance est important, plus ces effets s’amplifient.

C’est pourquoi une approche gagne du terrain : considérer la qualité des données comme un livrable à part entière du programme de migration. Au lieu de découvrir les problèmes de données pendant la migration, les données sont analysées, nettoyées, consolidées et préparées en amont pour la plateforme cible. Ce qui était autrefois une tâche technique secondaire devient ainsi un facteur de succès clairement identifiable. 

 

Pourquoi la qualité des données est-elle un véritable accélérateur de migration ?

 

Le principe est simple : la qualité des données est traitée comme un module autonome au sein d’un programme de modernisation des systèmes cœur de métier. L’objectif est d’identifier les risques liés aux données le plus tôt possible et de les réduire de manière systématique. Cela comprend notamment : l’analyse des données existantes, la détection des doublons, la consolidation des informations Clients, la validation des adresses, le rapprochement des personnes et des foyers à travers différents systèmes.

Cette approche est particulièrement attractive car elle s’intègre naturellement aux programmes de transformation existants. Le lot consacré à la qualité des données peut être piloté de manière indépendante, sans modifier la gouvernance globale du projet de système cœur de métier. Pour les DSI, les responsables de programme et les experts du data management, les bénéfices sont immédiats : les risques sont identifiés plus tôt, la qualité devient mesurable et les chances de réussir la mise en production augmentent sensiblement.
 

Au-delà de la migration : les fondations des innovations de demain

 

Les bénéfices ne s’arrêtent pas à la migration elle-même. Les assureurs investissent de plus en plus dans l’expérience client, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Toutes ces initiatives ont un point commun : elles nécessitent des données clients cohérentes, fiables et univoques. Une migration de données réussie apporte donc bien plus qu’un démarrage sans accroc sur un nouveau système cœur de métier. Elle pose les bases d’une stratégie durable de gestion des données clients.

Les assureurs qui profitent de la migration pour consolider leurs données clients, éliminer les doublons et mettre en place une couche d’identification unique créent simultanément les conditions nécessaires à une vue client à 360°, à la conformité avec des réglementations telles que FiDA et au développement de modèles économiques fondés sur les données. La migration cesse ainsi d’être un simple projet informatique pour devenir un véritable projet stratégique autour de la donnée.
 

Fazit: Warum der Erfolg vor dem Go-live beginnt

 

L’ensemble du secteur de l’assurance investit actuellement massivement dans la modernisation de ses systèmes cœur de métier. Les nouvelles plateformes constituent sans aucun doute le socle technologique de l’avenir.

Mais le véritable succès dépend souvent d’un tout autre facteur : la qualité des données qui alimentent ces systèmes.

Traiter la qualité des données uniquement après la migration revient à réagir aux problèmes. L’intégrer dès le départ au programme permet au contraire de réduire les risques, d’accélérer la mise en œuvre et de créer les bases nécessaires à l’expérience client, à la conformité réglementaire et aux initiatives d’intelligence artificielle.

Ou, pour le dire autrement : un nouveau système cœur de métier rend les assureurs plus modernes. De bonnes données rendent cette modernisation réellement réussie.

Questions frequentes

Les tests de migration vérifient avant tout la capacité à transférer les données sur le plan technique. En revanche, ils apportent peu de réponses quant à la qualité métier des données, à leur exhaustivité ou à leur cohérence. De nombreux problèmes de qualité des données n’apparaissent ainsi qu’après la mise en production.

Idéalement dès les premières phases de planification d’un programme de modernisation des systèmes cœur de métier. Plus les risques liés aux données sont identifiés tôt, plus leur correction est simple et économique.

Les intégrateurs et partenaires de transformation pilotent souvent la mise en œuvre globale d’un projet de modernisation des systèmes cœur de métier. La qualité des données est toutefois de plus en plus considérée comme une discipline spécialisée nécessitant une expertise et des outils dédiés, tels que ceux mis en œuvre par les Customer Data Experts d’Uniserv.

Non. Les assureurs de taille intermédiaire sont confrontés aux mêmes enjeux. Lors de fusions, de reprises de portefeuilles ou de l’introduction de nouveaux logiciels standardisés, des problèmes de qualité des données peuvent avoir un impact significatif sur les coûts et les délais des projets.

Parmi les indicateurs les plus courants figurent : le taux de doublons, la proportion d’enregistrements complets, la qualité des adresses et des coordonnées, le caractère univoque des identités clients, le nombre de conflits de données non résolus entre les systèmes historiques. Ces indicateurs permettent d’évaluer de manière objective le niveau de préparation de la migration et son avancement.

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